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Nouvelle grille salaire métallurgie 2025 : le PDF et les montants par coefficient

Alice
Alice
août 6, 2026 6 min
Document imprimé affichant tableaux salaires industrie métallurgique

La convention collective de la métallurgie a changé de visage depuis 2024, et beaucoup de salariés comme d’employeurs cherchent encore à s’y retrouver dans les montants applicables. Si vous cherchez la nouvelle grille salaire métallurgie 2025 pdf, voici les chiffres officiels, la logique de classification qui les sous-tend et les points à vérifier avant de signer un contrat ou de négocier une augmentation.

Grille des salaires minima de la métallurgie 2025 : montants officiels par coefficient

Le salaire minimum hiérarchique (SMH) applicable en 2025 reste celui fixé lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective métallurgie (IDCC 3248), au 1er janvier 2024. Ces montants n’ont pas été revalorisés en 2025, une nouvelle négociation étant prévue pour une revalorisation au 1er janvier 2026. Le SMH correspond à un salaire annuel brut minimum garanti, calculé sur une base de 35 heures hebdomadaires, soit 151,66 heures mensuelles.

Tableau récapitulatif 2025 (groupes A à F)

La classification distingue neuf groupes, de A à I, mais les niveaux les plus courants pour les salariés non-cadres et les débutants se situent entre A et F. Voici un aperçu des SMH annuels bruts applicables en 2025 pour ces groupes :

GroupeClasseSMH annuel brut (35h)
A121 900 €
B2 à 422 400 € à 23 300 €
C5 à 624 100 € à 25 400 €
D7 à 926 800 € à 29 600 €
E10 à 1232 500 € à 37 200 €
F13 à 1441 800 € à 47 500 €

Ces chiffres constituent un montant brut plancher : rien n’empêche un accord d’entreprise ou un accord de branche régional de prévoir des montants supérieurs. Les groupes G à I concernent les postes d’ingénieurs et cadres à responsabilités élevées, souvent rémunérés au forfait jours plutôt qu’au taux horaire classique.

Où télécharger le PDF officiel de la grille ?

Le document de référence est publié par l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie), qui pilote les négociations de branche. La grille complète, avec le détail des 18 classes et des six critères de cotation, figure dans l’avenant salarial annexé à la convention collective. Ce PDF officiel est généralement mis à disposition sur le site de l’UIMM ou dans le Bulletin officiel des conventions collectives, accessible via Légifrance.

Comment fonctionne la classification des emplois dans la métallurgie ?

La classification de la nouvelle convention collective repose sur une logique différente des anciennes grilles ouvriers, ETAM et cadres. Chaque poste est évalué selon six critères : la complexité de l’activité, l’autonomie laissée au salarié, la contribution attendue, la coopération avec les autres services, la communication nécessaire et le niveau de connaissances requis. Cette cotation aboutit à un score qui détermine la classe d’emploi, de 1 à 18.

Les groupes d’emploi (A, B, C, D, E, F) et leur signification

Le groupe A correspond aux emplois d’exécution simple, généralement occupés en début de carrière ou par des salariés peu qualifiés. Les groupes B et C regroupent des postes nécessitant davantage de technicité ou d’autonomie, typiquement les ouvriers qualifiés et les techniciens débutants. Le groupe D marque un premier palier vers l’encadrement intermédiaire ou l’expertise technique confirmée.

Les groupes E et F concernent des fonctions à plus forte responsabilité : chefs d’équipe, techniciens supérieurs, agents de maîtrise. Au-delà, les groupes G, H et I sont réservés aux cadres et ingénieurs, avec des SMH qui dépassent largement les 50 000 euros bruts annuels pour les positions les plus élevées. Cette architecture en neuf groupes remplace définitivement l’ancienne distinction entre non cadre et cadre fondée sur des coefficients numériques classiques.

Augmentation des salaires 2025 : quelles revalorisations ?

Documents de negociation avec courbes de salaires stagnantes affichees

Contrairement à ce que beaucoup imaginent, il n’y a pas eu de revalorisation générale des SMH entre 2024 et 2025. Les négociations annuelles obligatoires de la branche ont abouti à un statu quo sur les minima nationaux, les partenaires sociaux ayant reporté les discussions salariales à l’automne 2025 pour une application au 1er janvier 2026. Cette situation s’explique en partie par le contexte économique tendu du secteur industriel, marqué par des difficultés de compétitivité dans plusieurs bassins d’emploi.

Certaines conventions territoriales, bien qu’intégrées dans la grille unique nationale, ont pu négocier des compléments locaux via des accords de branche spécifiques. Il reste donc utile de vérifier, au niveau régional, si des dispositions particulières viennent améliorer le socle national.

Le montant à ne pas confondre : le SMH annuel brut n’inclut pas les primes conventionnelles (ancienneté, treizième mois éventuel, panier). Un salarié payé exactement au SMH touchera donc souvent davantage sur son bulletin final une fois ces éléments ajoutés.

Prime d’ancienneté métallurgie : montant et calcul

La prime d’ancienneté reste un élément distinct du SMH et continue de s’appliquer selon un barème propre à chaque territoire ou entreprise, dans l’attente d’une harmonisation complète prévue par la nouvelle convention. Elle récompense la fidélité du salarié à l’entreprise et s’ajoute au salaire de base sans être comprise dans le calcul du minimum hiérarchique.

Barème et exemple de calcul

Le principe général reste proche des anciennes pratiques : un pourcentage croissant selon les années d’ancienneté, souvent plafonné à 15 ou 18 ans de présence. Pour un salarié ayant 5 ans d’ancienneté avec un taux horaire de base à 12 euros, une prime de 3 % s’ajoute par exemple au salaire mensuel brut, soit environ 55 euros supplémentaires sur une base de 151,66 heures. Ce calcul varie toutefois selon les accords d’entreprise en vigueur, certains ayant maintenu leurs propres modalités antérieures à la fusion des conventions.

Cas particuliers : alternants et salariés débutants

Les alternants (apprentis et salariés en contrat de professionnalisation) ne relèvent pas directement de la grille des SMH mais des dispositions légales spécifiques à l’alternance, calculées en pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel selon l’âge et l’année de formation. Un employeur peut néanmoins choisir d’appliquer une rémunération plus favorable que le minimum légal.

Pour un salarié débutant sans qualification particulière, le groupe A de la nouvelle grille constitue le point d’entrée logique. Ce classement évolue rapidement dès lors que le salarié acquiert de l’autonomie ou des responsabilités supplémentaires, ce qui justifie un repositionnement dans un groupe supérieur lors de l’entretien annuel ou d’un changement de poste.

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CEO
Passionné par l'économie et le monde du travail, Allan met sa plume au service des professionnels depuis plusieurs années. Diplômé en finance et fort d'une solide expérience en entreprise, il décrypte avec clarté les tendances de l'emploi, les stratégies financières et les enjeux entrepreneuriaux pour accompagner ses lecteurs au quotidien.

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