Ajouter les tickets restaurant au contrat de travail n’a rien d’obligatoire sur le plan légal, mais c’est devenu une pratique courante pour sécuriser cet avantage salarié et éviter les malentendus entre employeur et collaborateur. Voici un modèle de clause ticket restaurant directement utilisable, suivi des règles à connaître avant de l’insérer.
Modèle de clause ticket restaurant prêt à l’emploi (2025)
Ce modèle de clause peut être intégré dans le corps du contrat de travail ou en annexe. À adapter selon la valeur faciale retenue et le mode de distribution choisi par l’entreprise.
« Le salarié bénéficiera de titres-restaurant dans les conditions prévues par les articles L3262-1 et suivants du Code du travail. Un titre sera attribué par jour travaillé effectif comportant une pause repas comprise dans l’horaire journalier de travail. La valeur faciale du titre est fixée à [montant] euros, financée à hauteur de [50 % à 60 %] par l’employeur et du solde par le salarié, par retenue sur salaire. Les titres seront remis sous forme [papier / carte dématérialisée] selon une périodicité [mensuelle]. Cette disposition pourra être modifiée par avenant au contrat de travail ou par décision unilatérale de l’employeur, sous réserve d’information préalable du salarié. »
Ce texte peut être raccourci pour un contrat court, ou enrichi de précisions sur le télétravail et les temps partiels, deux situations qui posent régulièrement question dans les entreprises.
Pourquoi intégrer une clause tickets-restaurant dans le contrat de travail ?
Rédiger une clause ticket restaurant claire évite bien des désaccords, surtout quand plusieurs catégories de salariés cohabitent (temps plein, temps partiel, télétravailleurs). Sans mention écrite, l’attribution répétée des titres peut créer un usage d’entreprise, difficile à remettre en cause par la suite.
Avantages pour l’employeur
Formaliser la mise en place des titres-restaurant permet à l’entreprise de maîtriser précisément le coût de cet avantage salarié, grâce à l’exonération de charges sociales et fiscales appliquée dans la limite du plafond URSSAF. C’est aussi un argument concret pour renforcer l’attractivité de l’entreprise face à des candidats qui comparent les packages de rémunération.
Avantages pour les salariés
Pour le salarié, la clause garantit un droit lisible et opposable. Elle renforce aussi son pouvoir d’achat, puisque le titre-restaurant couvre une partie du repas sans être totalement à sa charge. Cette contribution partagée entre employeur et salarié reste l’un des atouts les plus appréciés de ce dispositif, aux côtés du chèque déjeuner classique ou du ticket dématérialisé désormais très répandu.
Les règles légales à respecter en 2025

Avant de rédiger la clause, il faut connaître les paramètres encadrés par la loi et par la commission nationale des titres-restaurant, qui fixe chaque année le plafond d’exonération applicable.
Part de l’employeur : 50 % à 60 %
La participation de l’employeur doit obligatoirement se situer entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre pour bénéficier de l’exonération de charges. En dessous ou au-dessus de cette fourchette, l’exonération n’est plus applicable dans les mêmes conditions, ce qui rend ce point incontournable dans la rédaction de la clause.
Attribution : un titre par jour travaillé avec pause repas
Un salarié ne reçoit un titre que pour les jours effectivement travaillés comportant une pause repas dans son horaire de journée. Les jours d’absence, de congé ou de télétravail sans pause repas identifiée n’ouvrent pas droit au titre. Le salarié à temps partiel bénéficie du même principe, au prorata de ses jours travaillés, ce qui doit être précisé dans la clause pour éviter toute contestation.
| Élément | Règle 2025 |
|---|---|
| Part employeur | 50 % à 60 % de la valeur faciale |
| Attribution | 1 titre par jour travaillé avec pause repas |
| Plafond d’exonération | Fixé chaque année par arrêté |
| Salarié à temps partiel | Droit au prorata des jours travaillés |
Un salarié en télétravail conserve son droit au titre-restaurant dès lors qu’il a une pause repas dans sa journée, au même titre qu’un salarié présent sur site. Ce point mérite d’être précisé noir sur blanc dans la clause pour éviter tout litige, notamment depuis la généralisation du travail à distance.
Comment ajouter la clause au contrat de travail ?
Pour un nouveau contrat, la clause s’intègre directement dans le corps du document, dans la partie consacrée à la rémunération et aux avantages sociaux. Pour un contrat déjà signé, il faut passer par un avenant au contrat de travail, signé par les deux parties, qui vient formaliser la mise en place ou la modification des titres-restaurant.
Dans certains cas, l’employeur peut également demander une attestation employeur précisant les conditions d’attribution, utile notamment lors d’un changement de prestataire ou d’un contrôle URSSAF. Cette attestation vient compléter la clause sans s’y substituer.
Définir le montant des tickets restaurant : conseils pratiques
Le montant du ticket restaurant n’est pas figé par la loi, seule la répartition employeur/salarié est encadrée. Une entreprise implantée dans une grande ville, où le coût des repas est plus élevé, aura intérêt à retenir une valeur faciale plus haute que celle d’une structure en zone rurale. Le secteur d’activité joue également : les métiers du numérique ou du conseil pratiquent souvent des montants plus généreux que d’autres secteurs pour renforcer leur attractivité auprès des candidats.
Il reste conseillé de revoir périodiquement ce montant en fonction du plafond URSSAF applicable, afin de conserver l’exonération de charges la plus favorable tout en gardant un avantage salarié réellement incitatif.